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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 17:16

C’est sous un soleil de plomb que se sont déroulées les cérémonies marquant la remise des épaulettes à certains personnels méritants de la prison principale de Nkongsamba  le vendredi 28 Mars 2014.

prison-epaulette.JPGSuite au décret N° 2014 / 006 / PM du 20 /01 / 2014  du Premier Ministre Chef du Gouvernement et un arrêté du Ministre de la Justice Garde des Sceaux ; portant avancement de certains personnels relevant de l’Administration pénitentiaire. La prison principale de Nkongsamba a connu trois promus, tous ont été élevés au grade supérieur ; Il s’agit de NGOMBA NGAME Joseph, régisseur de la prison qui sera élevé au grade d’administrateur principal des prisons, il sera suivit de EWANE Collins et Aime NGOLE Emmanuel tous deux élevés au grade des gardiens des prisons majors.

            Cette cérémonie qui a eu pour cadre la place des fêtes de la cité des deux monts qu’est Nkongsamba a été prise d’assaut par un public des grands  jours venu des quatre coins du triangle National.

            L’on a pu  noter la présence et non des moindres de Justin ENONGUENE, ancien préfet et Directeur de l’Administration pénitentiaire élite de la localité, le Sous -préfet de Nkongsamba 1er, M. OBATE NKONG Joseph.

            Le Délégué Régional de l’Administration pénitentiaire du Littoral NONO qui présidait personnellement cette cérémonie, dans son discours a loué le loyalisme du Régisseur qui est resté fidèle aux institutions républicaines, malgré le retard accusé dans son grade. Il en a profité de cette occasion pour inviter tous les promus du jour à plus d’ardeur au travail. Il a demandé à tout le personnel plus de discipline et rigueur pour une Administration tournée vers l’émergence.

            Le clou de cette manifestation sera ponctué par une  parade militaire commandée par  Jean Daniel ROUSGOU, intendant principal des prisons.

            Une réception digne de ce nom a été offerte dans la Salle des Fêtes dénommée le Mont Manengouba où le Régisseur NGOMBA NGAME a mis les petits plats dans les grands.

            Quelques sonorités musicales du Littoral animés par DAVID KOME, artiste que l’on ne présente plus ont agrémentées les convives, il est néanmoins fils du terroir. Tout ceci s’est déroulé sous l’œil bienveillant du Préfet du MOUNGO Mr HONA Thomas.

Richard Mboma/Cp

Pour prévenir et réprimer les cas d’écarts de conduite et de pratiques délictuelles qui sont observées sur les axes routiers du Moungo et en application des instructions de la très haute hiérarchie du Ministère du transport, le délégué départemental, Louis Tchamako vient d redéployer ses équipes.

Cette initiative qui intervient quelques semaines après leur prestation d serment en qualité d’officiers de police à compétence spéciale, a permis de réduire de façon significative les cas d’accidents de la route sur le nationale Numéro cinq qui traverse entièrement le département du Moungo. Pour ce faire, le délégué Louis Tchamako a lancé une vaste campagne de prévention routière sur les axes principaux du Moungo. A travers des équipes déployées sur le terrain, le délégué départemental, veut assainir le secteur du transport dans le Moungo « d’abord par la sensibilisation, l’éducation des usagers et ensuite par la répression conformément à la réglementation… » Une initiative qui porte des fruits, si l’on s’en tient à ces véhicules en mauvais état qui ont été saisis et à d’autres véhicules qui circulent sans les documents règlementaires et qui ont été mis en fourrière. Cette campagne qui se situe dans le cadre des prescriptions des pouvoirs publics reçoit l’approbation des usagers qui la saluent et appelle à son renforcement. Toutefois, il faut dire qu’en plus de cette volonté avérée du délégué départemental des transports du Moungo, Louis Tchamako et de ses collaborateurs, les pouvoir publics feraient œuvre utile en veillant à l’actualisation de la matérialisation des routes, au pansement régulier des nids de poules accidentogènes, et à la mobilité effective de a brigade routière de gendarmerie.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 07:39

Arnaud Nguefack essayait de couvrir une grève des employés d'une société spécialisée dans la tuyauterie.

Quatre mois seulement après la menace de mort proférée sur le journaliste de Mutations Guy Roger Mvondo par un commissaire de police de la capitale régionale du Sud, la répression orchestrée par certaines autorités de ce coin du pays vient de prendre une vitesse de croisière. Le journaliste Arnaud Nguefack correspondant d'une chaîne de télévision privée en a récemment fait la triste expérience. Accouru en même temps que d'autres citoyens de la cité pour savoir les motifs qui auraient incité les employés de la société Batratel (spécialisée dans les forages les puits et bornes fontaines) à rentrer en grève, ce journaliste et son cameraman seront pris à partie par le commandant du GMI N°8 d'Ebolowa Jacques Ze. Ce policier a sans autre forme de procès ordonné à ses éléments de retirer la camera d'Ambroise Fogué un opérateur de prise de vue. Après quoi, le même officier supérieur de police a

réclamé le calepin sur lequel Arnaud Nguefack prenait des notes. Au refus de ce dernier de remettre son calepin, il sera mis au sol et roué de coups par l'escouade de policiers qui sur le moment, s'étaient désintéressés du mouvement d'humeur des ouvriers de Batratel. L'incident sera rapporté au Gouverneur du Sud Jules Marcellin Ndjaga, lequel fera remettre le matériel de travail des journalistes.

Récidive
En l'espace de trois ans, c'est la cinquième fois que des journalistes sont victimes de violence physique ou verbale à Ebolowa. Dans les milieux de la presse locale en tout cas, le constat est sans appel: depuis que le Gouverneur Jules Marcellin Ndjaga a pris fonction dans ce coin du Cameroun, il existe comme une sourde volonté délibérée de nuire aux hommes de média. Le correspondant de l'Anecdote fut le premier à payer les frais de cette conspiration. Au quotidien, les actes de frustration et de provocation des journalistes par les hommes travaillant dans l'entourage de ce gouverneur sont légion. D'ailleurs, l'homme ne cache pas son aversion vis-à-vis de la «presse privée», dont il dit qu'elle est essentiellement tournée vers des problèmes de subsistance. Cette attitude a très vite été comprise par ses proches collaborateurs.

Conséquence, l'actuel préfet du Lom et Djerem à l'époque préfet de la Mvila, avait carrément séquestré le correspondant du Quotidien Le jour Jérôme Essian, sans que ce gouverneur ne lève le petit doigt. Si le délégué général à la Sûreté Nationale Martin Mbarga Nguélé ne faisait pas des efforts d'assainissement et de redressement de la police tel qu'il le fait actuellement, la situation dans le Sud serait pire. Il y a tout juste quelques semaines, il vient de changer la plu¬part des responsables de la police à Ebolowa. Pourtant, l'opinion a l'impression que le patron de la capitale régionale du Sud, vient d'embobiner les nouveaux arrivants de la police. Et l'agression dont notre confrère a été victime, risque si rien n'est fait, de faire tache d'huile. Et transformer Ebolowa en une destination à risque pour la presse.

Source : http://www.237online.com

Proviseur.jpg

La rentrée du deuxième trimestre 2013-2014 s’ouvre avec une nouvelle choquante pour l’arrondissement de Loum dont l’un des proviseurs vient d’être mutée au lycée de Mélong centre.

Depuis l’arrivée de Marie Louise NKENG PEH ESSOH,  cette enseignante chevronnée, à la tête du Lycée de Loum, l’on observe une autre façon de travailler faite d’efficacité. Le souvenir du Major National au BACC “C“ au Cameroun en 2011 reste vivace tout comme les nombreuses promotions obtenues par ses collaborateurs sont là pour rappeler qu’elle traite avec équité, justice et objectivité ceux qui lui sont confiés. Le lycée de Loum  a aussi occupé , sous l’administration de madame Essoh, le premier rang régional au BEPC dans le littoral à travers la jeune BIKECK Morelle, âgée de quatorze ans en 2012. C’est encore en2012 que le Lycée de Loum, dirigé par Marie Louise NKENG PEH ESSOH a étét sacré premier établissement du Moungo dans le classement de l’office du Bacc. Autant de lauriers qui démontre que ce proviseur, fille de Loum, a réussi  le pari de redorer le blason du deuxième plus grand lycée du Moungo en faisant mentir la maxime qui dit que « nul n’est prophète chez soi ». Marie Louise Nkeng Peh essoh s’est avérée être une prophétesse dans son village qu’est Loum. Elle a donné au lycée de loum une aura dont les échos sont reconnus même auprès des orgnismes internationaux tels que la WWF. Cette organisation des Nations Unies a jugé le Lycée de Loum digne de bénéficier de ses financements, Ce qui a fait obtenir par le  Lycée de Loum, un financement pour créer un poulailler afin d’offrir des ressources secondaires. Bien plus, la WWW  a doté le Lycée de Loum de toilettes écologiques dont l’importance n’est plus à démontrer. De nombreux enfants handicapés et indigents du Lycée de Loum ont bénéficié de prise en charge par des organismes auprès desquels madame Essoh Nkeng peh a mené des plaidoyers. La plus récente actualité sur la promotion du Lycée de Loum étant le don d’une dizaine d’ordinateurs fait au Lycée de Loum par la Société Anonyme des brasseries du Cameroun. La bonne ambiance qu’elle a établie dans les rapports avec les parents d’élèves font d’elle la digne fille du village… Cette bonne ambiance a permis la construction avec l’appui de l’APEE, de deux salles de classe, d’une infirmerie et d’une surveillance de secteur. Toujours grâce à elle, la société citoyenne PHP a restauré les salles informatiques de Loum par une couche de peinture.

Autant de résultats qui font que la nouvelle de sa mutation à Mélong suscite de la déception chez ses collaborateurs, ses élèves et chez les parents d’élèves. Monsieur Moune Mahop François, président de l’APEE du lycée de Loum déclare « sa mutation nous désole car elle avait encore des choses à nous offrir…hélas c’est la fonction publique et le devoir l’appelle ailleurs. Nous lui souhaitons de réussir à Mélong car elle reste et demeure une ambassadrice de l’arrondissement de Loum, terre de ses ancêtres… ».

N’en déplaise à des oiseaux de mauvaise augure qui prétende que ce sont eux qui ont fait partir madame Nkeng peh essoh de Loum, la vérité c’est que sa hiérarchie maintient en elle sa confiance et le Lycée où elle est affectée à Mélong fait partie des grands établissements secondaires publics du Moungo. Bien plus, madame Essoh rentre, par cette mutation, à la maison car elle possède à Mélong sa résidence principale, étant par le lien du Mariage, devenue une fille et une femme de Mélong.

Bon vent madame le Proviseur !

Lévi Yota

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 07:22

L’éclairage de Me René Manfo, avocat au barreau du Cameroun sur le principe du privilège de juridiction.

Le ministre des Enseignements secondaires, Louis Bapes Bapes, a été placé sous mandat de dépôt hier, 31 mars 2014 à la prison centrale de Kondengui. Après avoir déféré à une convocation du Tribunal criminel spécial (Tcs), une juridiction d’exception créée par le président de la République pour connaître des affaires de détournements de deniers publics. Si pour l’heure, il est difficile de savoir s’il s’agit d’une affaire de détournement de la fortune publique commis lorsqu’il était en service à la Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles du Cameroun (Magzi), ou alors au ministère des Enseignements secondaires, il reste qu’une certaine opinion se demande si oui ou non un ministre en fonction bénéficie du privilège de juridiction . Selon Me Manfo, il n’en est pas question. « Un sous-préfet ou un commandant de brigade en fonction peut bénéficier d’un tel privilège. Le ministre n’est pas un député de la nation qui bénéficie d’une immunité. Qu’il soit en fonction ou non, du moment où il a commis des gaffes, on peut l’interpeller », tranche l’avocat au barreau du Cameroun.

Apportant ainsi un éclairage à ceux qui, jusqu’au moment où nous allions sous presses hier, continuaient d’arguer que celui qui a été directeur général de la Magzi pendant 30 ans (1974-2004) devait d’abord être démis de ses fonctions avant sa mise sous mandat de dépôt. « Le privilège de juridiction ne fonctionne que si le tribunal en question est en place », précise une source bien informée sur les questions juridiques. Avant de poursuivre : « Or, et je vous le dis depuis le début, la Haute Cour de Justice de la République n'a jamais été mise en place. Autre chose: le Tcs a compétence générale pour toutes affaires de 50 millions Fcfa et plus. Donc si les faits allègués portent sur un détournement de plus de 50 millions, tout citoyen est déférable. Seule la volonté politique est en première ligne».

A son entrée au gouvernement en 2002, Louis Bapes Bapes occupait le poste de ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. Après la disparition de ce département ministériel du portefeuille gouvernemental en 2004, M. Bapes Bapes est alors envoyé au ministère des Enseignements secondaires. En janvier 2010, commence une vague d’interpellations dans ledit département ministériel. C’est ainsi que des responsables du Minesec sont interpellés puis mis aux arrêts, pour de présumés détournements de deniers publics. Parmi eux, l’ex-secrétaire d’Etat aux Enseignements secondaires, Catherine Abena, de regrettée mémoire. Selon des sources concordantes, la mise sous mandat de dépôt du Minesec, le premier membre du gouvernement interpellé alors qu’il est en fonction, depuis le début de «l’Opération épervier» annoncerait le début d’une nouvelle série d’arrestations. Tout comme, l’on parle de l’imminence d’une réorganisation du gouvernement. On se souvient qu’Alphonse Siyam Siwé avait perdu son portefeuille de ministre de l’Eau et de l’énergie avant son arrestation et son tranfert de Yaoundé à Douala.

© B-P.D. | Le Messager

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 07:05

Comme une traînée de poudre, la nouvelle s’est répandue à travers les artères de la capitale. Le ministre camerounais des Enseignements secondaires, Louis Bapes Bapes est bel et bien incarcéré depuis hier, lundi 31 mars 2014 à la prison centrale de Yaoundé.

louis bapes bapesLes uns n’en reviennent pas. Les autres trouvent cela ahurissant. Pourtant, le fait est bel et bien avéré. Depuis 13h ce lundi 31 mars 2014, le désormais ex-l’actuel ministre des Enseignements secondaires, Louis Bapes Bapes, a été notifié de son placement en détention provisoire à la prison centrale de Kondengui. Au pénitencier, hier dans l’après-midi, tout semble normal. N’eût été les allées et venues des hommes et femmes de médias qui y arrivent toutes les 5 minutes pour s’enquérir de la situation, le citoyen lambda n’aurait pas su que quelque chose d’inédit s’y produit : un ministre en fonction embastillé.

Pourtant, seulement 2h plus tôt, aux environs de 13h, un car de marque Hiace de couleur blanche, floqué de la mention « prison centrale de Yaoundé » s’est stationné juste à l’entrée de la prison et a laissé descendre le Minesec, selon le personnel pénitencier, témoin de la scène. Vêtu d’un pantalon de toile de couleur marron et d’une chemise rose, le ministre Bapès Bapès est descendu du véhicule les jambes flageolantes (certainement à cause du poids de l’âge). Au niveau de la grille d’entrée, les gardiens décrivent l’homme qui y arrive abattu, « très abattu même », insistent-ils. Il a ensuite été accueilli par le régisseur de la prison centrale de Yaoundé Kondengui, le sieur Bomotoliga Koalang, qui l’a installé au quartier spécial 7. « Pour l’instant en tout cas, on ne sait si cela sera son quartier définitif. Le régisseur peut trouver qu’il n’est pas approprié qu’il y reste, ou lui-même demande à être logé ailleurs», croit savoir un gardien de prison.

Toujours est-il que dans ce quartier, il est voisin de l’ex-Sgpr, Jean-Marie Atangana Mebara et l’ex-Minsanté Urbain Olanguena Awono et autres. Plus tôt dans la journée, soit aux environs de 10 heures, apprend-on de sources dignes de foi au parquet général, près le Tribunal criminel spécial (Tcs), il répondait à une convocation du procureur général reçu en fin de semaine dernière. Telle est la raison pour laquelle il s’est présenté au (Tcs) dans la matinée du 31 mars 2014. Sur les lieux, il a été reçu et auditionné par le procureur général, Zéphirin Nsoga. Son garde du corps et son chauffeur seront ensuite priés de retourner avec le véhicule de service, « il n’aura plus besoin de vos services », leur a-t-on lancé. Ce, longtemps avant qu’il ne soit traduit devant un juge d’instruction qui l’a renvoyé devant le Tcs. C’est ainsi qu’il a été notifié de sa mise en détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé. Il y a été rejoint quelques heures plus tard par son avocat qui y était encore au moment où le reporter du Messager quittait les lieux.
Faits reprochés

Au sujet de ce qui lui est reproché, rien ne filtre. Toujours est-il que dans les arcanes de la justice, on lie cette affaire à celle de la défunte Catherine Abena, qui a été, de son vivant, secrétaire d’Etat au ministère des Enseignements secondaires, sous le magistère du ministre Bapès Bapès en 2005. Quelques années plus tard, en 2010, ses plus proches collaborateurs, soient son ancien secrétaire d’Etat, Catherine Abena, son délégué régional du Centre, Simon Pierre Amougui, Nicodème Akoa Akoa, inspecteur des services, dame Minlo’o, contrôleur financier étaient interpellés et détenus, tous accusés de détournement de deniers publics puis relaxés. A ce moment, des sources faisaient état de ce que, « ce sont des signes qui ne trompent pas » et que le Minesec était forcément impliqué dans ces mêmes dossiers de malversations et de détournements.

En son temps, le Minesec et son secrétaire d’Etat ont été entendus plusieurs fois à la direction de la police judiciaire dans ces dossiers de malversations financières (entre 2005 et 2006) liés aux frais d’examens, à certains marchés et bien d’autres, le tout pour une valeur totale de 250 millions Fcfa. Par un tour de passe-passes que seuls maîtrisent les arcanes du pouvoir, tout l’entourage du Minesec avait alors été interpellé, exception faite de lui-même. D’aucuns arguaient que « c’est certainement sa casquette de ministre en fonction qui aurait empêché son arrestation». Et de poursuivre que, le rapport du contrôle supérieur de l’Etat sur sa gestion « chaotique » se trouve sur la table de Paul Biya et il se dit que son arrestation ne dépend plus que du bon vouloir du chef de l’Etat. « Une chose reste sûre : il sera difficile qu’il échappe à une arrestation dans la mesure où ses complices sont déjà neutralisés», concluaient-ils alors. Il n’a pas fallu attendre qu’il soit démis de ses fonctions de ministre, pour être interpelé et placé en détention provisoire. Pour certains, c’est le décès de l’ex-Secrétaire d’Etat Catherine Abena qui aurait précipité la descente aux enfers du ministre âgé de 71 ans aujourd’hui. Lui qui avait intégré l’équipe gouvernementale en 2002 et a été pendant 27 ans, directeur général de la mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (Magzi).
Florette MANEDONG

AU MINISTERE… Les anciens collaborateurs refusent d’y croire

Jusque très tard dans l’après-midi, pour certains, l’information sur l’interpellation de Louis Bapès Bapès, ministre des Enseignements secondaires relevaient de l’intox. Voire d’un précoce poisson d’avril.

« C’est la rumeur ! Les gens parlent mais on attend de voir dans les médias ». Telle est la réaction d’un agent de la fonction publique recueillie dans les escaliers du ministère des Enseignements secondaires dans l’après-midi d’hier 31 mars 2014. Il est un peu plus de 16h. Et ce commis de l’Etat - c’est une dame-, semble pressée de quitter les lieux. Deux étages plus haut, une autre semble formelle. « On ne peut pas l’arrêter comme ça », soutient cette dernière. A propos de l’interpellation de Louis Bapès Bapès, ministre des Enseignements secondaires survenu en fin de matinée, les femmes semblent plus prolixes même si ces propos sont les seuls qu’on pourra tirer d’elles. La gent masculine paraît davantage réservée. « Je viens juste d’arriver. Je ne sais pas », laisse entendre un monsieur rencontré lui aussi dans les couloirs. « Je ne suis pas au courant. C’est vous qui me passez l’information », tranche un autre. « Je viens juste de sortir du bureau. Il n’y a même pas d’électricité », confesse-t-il face à l’insistance du reporter. Sur ce coup, le ronflement du groupe électrogène lui donne raison.

Ce sont d’ailleurs les seules personnes qui se laisseront approcher. Pour le reste, l’heure semble être à la suspicion. Les quelques visages perçus ça et là se ferment à l’approche d’une figure inconnue. D’ailleurs, ce n’est pas la grande affluence dans ce département ministériel. L’heure devrait expliquer cette situation. La plupart des bureaux sont fermés, parmi lesquels la cellule de communication. De certains bureaux d’où filtrent des voix, l’accueil n’est pas du tout chaleureux. Cela se comprend et s’explique par la situation de suspicion signalée plus haut. A cette heure-là, personne ne veut se prononcer au cas où…l’info se muerait en intox. Dans la cour, quelques usagers retardataires consultent les différents babillards où sont affichées les décisions dont plusieurs portent la signature du ministre Louis Bapès Bapès.

Celle qui semble la plus récente –les effets des intempéries dont la pluie sont visibles sur plusieurs d’entre elles- porte la date du 18 mars 2014 et concerne la mutation de certains enseignants. Entre autres notes importantes signées au mois de mars 2014 par Bapès Bapès, cette décision portant affectation des lauréats de l'Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) et du Centre national de la jeunesse et des sports. Les dernières que l’homme a paraphées en tant que ministre ( ?). Probablement, car c’est officiel, Louis Bapès Bapès est écroué au quartier 7 à la prison centrale de Kondegui. Les regards sont désormais tournés vers le Tribunal criminel spécial où à l’instar de ses prédécesseurs poursuivis pour détournement de deniers publics, son destin va se jouer.
Nadège Christelle BOWA - www.cameroon-info.ne

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 06:57

Au Ministère des Postes et télécommunications, certains proches collaborateurs du Ministre Jean Pierre Bi Essam n'auraient plus le cœur à l'ouvrage. Ils lorgneraient désormais le poste de Directeur général de la Campost occupé par le Français Hervé Béryl.

En effet, après les 4 années de la Sofrepost aux côtés de la poste camerounaise, certains observateurs ne manquent pas de relever une certaine agitation dans les rangs des Cadres camerounais qui ambitionnent de jouer les premiers rôles dans le cas où la confiance n'est pas renouvelée à l'équipe française de Sofrepost.
Selon un rapport des services spéciaux dont on a pu obtenir une copie, le parrain de cette agitation serait Younoussa Djibrine, actuel Directeur de l'Union postale panafricaine. Selon ce rapport, c'est lui qui a toujours rêvé d'être Dg à la Campost, bien avant l'arrivée des Français. Seulement, son vœu n'ayant pas été exaucé, c'est le poste de Ministre qu'il va se mettre à lorgner. Après avoir subodoré les ambitions de son jeune frère du septentrion, le Ministre Bello Bouba Maïgari qui ne voulait pas du tout entendre de l'arrivée de Sofrepost au Cameroun, aurait proposé à

la présidence de la République, Younoussa Djibrine comme Dg de la Campost oubliant que les proches collaborateurs du Chef de l'Etat n'avaient pas oublié que c'est lui, Bello Bouba Maïgari qui s'était vertement opposé à l'arrivée des Français à la Campost. Il aurait même, soutient une source très bien informée, refusé de recevoir une délégation des Français de Sofrepost en visite de travail au Cameroun.

A côté de Younoussa Djibrine, le rapport des services spéciaux indique qu'un autre clan serait animé par un certain Abakar, Directeur des activités postales au Ministère des Postes et Télécommunications. Il prendrait sa retraite le mois prochain. Il serait question pour lui de se rattraper en revenant comme Dg à la Campost, une maison qu'il a connue quand il y officiait, il y a quelques années comme responsable des contrats. A côté de ce clan, le rapport parle d'un groupe qu'anime Nana Youmba, Dga en charge du projet E.post. Il aurait été proposé d'assurer l'intérim avant l'arrivée des Français, mal lui en prendra puisque c'est le Président Paul Biya lui-même qui va trancher en faveur de Sofrepost. La bataille se jouerait finalement entre un lobby bamiléké que soutiendrait Jean Pierre Biyiti Bi Essam et un lobby du Grand Nord jadis sous la protection de l'ancien Minpostel, Bello Bouba Maïgari. Nous y reviendrons.

Source: La Nouvelle

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 06:53

Le Cardinal Christian Tumi a écrit un livre intitulé «Les deux régimes politiques d’Ahmadou Ahidjo, de Paul Biya et Christian Tumi, prêtre (Eclairage)» dans lequel il a fait ressortir la mentalité des autorités de l'État qu'il a rencontrées dans le Nord du Cameroun :

«Un officier divisionnaire a même osé dire que le christianisme était pour le Sud et l'islam pour le Nord du Cameroun.»
«Un officier divisionnaire principal est même allé jusqu'à dire qu'il avait le pouvoir de prendre une décision qui allait à l'encontre des dispositions de la loi.»
«Il y avait l'impression à ce moment-là qu'un musulman puisse commettre un crime et rester impuni par les lois du pays. Un officier divisionnaire a même eu l'audace de déclarer que les lois du pays ne s'appliquent qu'à la partie Sud du pays!»
«… de [nombreux] jeunes non-musulmans du Nord croient qu'ils ne peuvent trouver du travail dans la Fonction publique que s’ils deviennent musulmans, ou du moins, portent des noms musulmans. C'est une pression morale qui viole la liberté de l'individu de choisir en toute conscience sa propre religion. »
«Même à ce jour, je

me demande encore pourquoi certains préfets permettent à certains lamibé d'agir comme ils le souhaitent ... des chefs traditionnels épouvantables, qui sont redoutés par leurs peuples. Les préfets donnent l'impression qu'ils sont impuissants face aux excès de ces lamibé sans compromis ... J'ai eu l'impression que dans le Nord, l'officier divisionnaire qui représente le chef de l'Etat, est l'auxiliaire des lamibé...»

Bello Bouba Maïgari est originaire de Garoua dans la région du Nord. Il est le président de l'Union nationale pour la démocratie et le progrès (Undp), un parti politique. Le parti a été fondé dans les années 90, en son absence, alors qu'il était en exil politique au Nigeria. Le premier président fut Samuel Eboa, qui était originaire de Nkongsamba dans la région du Littoral. Lorsque Bello Bouba revenu de son exil, a comploté avec d'autres barons de la partie septentrionale lors d’un congrès controversé du parti pour remplacer Samuel Eboa à la présidence du parti; Samuel Eboa a claqué la porte du parti, en colère, et a fondé son propre parti, le Mouvement pour la démocratie et le progrès (MDP).

On pourrait penser que Bello Bouba était impatient de prendre le parti pour l'utiliser comme un moyen pour mettre fin une fois pour toutes aux terribles violations des droits de l'homme décriées par le Cardinal Christian Tumi. Ceci s'est avéré ne pas être le cas. Les violations décrites ici confirment cela. Lors des élections législatives de 1992, le parti de Bello Bouba a remporté 68 sièges, dont trois dans la circonscription du Mayo Rey (Haman Adama, Ahmadou Bakary, et Koulagna Nana). Le 8 janvier 1996, tandis que Haman Adama et Ahmadou Bakary menaient leurs activités parlementaires sur le terrain, la milice du lamido de Rey Bouba a attaqué leur convoi, les a bien battu, et Haman Adama est finalement décédé le 18 février 1996, à cause des coups et blessures qu'il a reçus.

Aucune enquête n'a été effectuée, et aucune arrestation faite. Le crime est resté impuni! Juste avant les élections législatives de mai 1997, Koulagna Nana - autre député UNDP - menait sa campagne électorale dans le département du Mayo- Rey au nom de l'UNDP; le 12 mai 1997, lui ainsi que d'autres membres de l’UNDP ont été attaqués par la milice privée du lamido de Rey Bouba. Deux membres de l’UNDP et trois membres de la milice auraient trouvé la mort dans l'affrontement. En dépit de son immunité parlementaire, Koulagna Nana et 15 autres membres et sympathisants UNDP ont été arrêtés, mais aucun membre de la milice privée n’a été interpellé.

Finalement, Koulagna Nana et six autres ont été relâchés sans inculpation. Les autorités judiciaires de Garoua ont plus tard ordonné la libération de Koulagna sans frais, mais il est resté en détention administrative dans la prison centrale de Garoua jusqu'en octobre 1998, quand lui et les six autres ont été inculpés par un tribunal militaire d'assassinat, d'incendie criminel, de pillage, de possession illégale d'armes à feu, et autres infractions liées aux évènements de mai 1997; et il ne recouvrera la liberté qu’en 2000! Tout cela peut être comparé à la réaction vigoureuse du Social Democratic Front (SDF), après l'assassinat, le 20 août 2004, de John Kohtem, président de la circonscription électorale SDF de Balikumbat, par le Fon Doh Gah Gwanyin, chef traditionnel, député et maire de Balikumbat. Du 23 au 26 août 2004, le SDF a organisé des marches à Bamenda pour protester contre l'assassinat de john Kohtem, convergeant vers le bureau du gouverneur.

Le 25 août, Fru Ndi et beaucoup d'entre nous, membres du NEC, avons conduit un groupe de politiciens de l'opposition à Balikumbat pour visiter la famille de John Kohtem; le 27 août, les membres du SDF portaient des costumes de deuil noirs pour assister à la cérémonie de levée de corps à Bamenda et ils ont juré de se venger. Après avoir monté la pression, les enquêtes sur l'assassinat ont été ouverts et près de deux semaines après, 11 suspects ont été arrêtés et enfermés. Sous la forte pression du SDF, le gouvernement a publié un communiqué de presse assurant les Camerounais et la communauté internationale de ce que les personnes soupçonnées d'avoir contribué à abattre John Kohtem feraient face à la justice, quel que soit leur statut social, affirmant que «le Cameroun est un Etat de droit, qui a établi l'égalité de tous devant la loi, ainsi que l'indépendance judiciaire garantie par la Constitution de la République».

En février 2005, l'Assemblée nationale a levé l'immunité parlementaire de Fon Doh, ouvrant la voie à un procès contre lui pour l’assassinat de John Kohtem. Il a été plus tard reconnu coupable et condamné à 15 ans de prison pour avoir fomenté et participé à l'assassinat de Kohtem. Revenons-en à la fête de Bello Bouba. Lors des élections du 30 septembre 2013, une des victoires les plus précieuses de l'UNDP est la commune de Touboro dans le Mayo Rey. L'un des artisans de la victoire estt Célestin Yandal, le président du «Collectif des Jeunes de Touboro» et candidat sur la liste des conseillers municipaux de l'UNDP.

Après cette victoire, Koulagna Nana a été élu maire de la commune de Touboro. La réaction du lamido de Rey Bouba n'a pas tardé à venir. En décembre 2013, le conseiller municipal Célestin Yandal a été arrêté et enfermé. Peu de temps après, la femme de Yandal est décédée à la suite de certaines complications médicales et il a été refusé à Yandal d’assister sous caution aux funérailles de sa femme! Pour ajouter l'insulte à l'injure, Mouhamman Toukour, maire UNDP de Ngaoundéré II est décédé dans un accident sur la route Ngaoundéré-Touboro le 9 février 2014, après avoir assisté aux funérailles de l'épouse de Yandal.

Tout cela confirme le fait que dans la partie septentrionale du Cameroun, plus que partout ailleurs, les responsables administratifs ont le pouvoir de prendre des décisions qui vont à l'encontre des dispositions de la loi. Les lois du pays ne semblent s'appliquer qu’à la partie Sud du pays, pas dans la partie Nord! Dans cette partie du pays, les lamibé sont des chefs traditionnels épouvantables qui violent les droits et libertés de leurs sujets en toute impunité, avec les responsables administratifs agissant pratiquement comme auxiliaires des lamibé. Et Célestin Yandal languit toujours en prison! Et Bello Bouba Maïgari est assis dans le gouvernement, observant tout cela en silence! Comment un homme politique peut-il être l’objet de railleries?

Comment un mauvais régime peut-il s'entendre avec les chefs traditionnels pour fouler aux pieds les droits et libertés des citoyens?

Source : http://www.237online.com

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 19:44

 

 

Sa Majesté POUOKAM II Georges Désiré, Chef Supérieur du Groupement Bayangam

Mme le Ministre,

Messieurs les S/Préfet de Nkongsamba 1er, 2ème et 3ème

Messieurs les Maires de Nkongsamba 1er, 2ème, 3ème

Monsieur le chef du Canton BANEKA,

Messieurs les Ministres  de Culte,

Distingués invités,

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

Il est pour moi  un insigne Honneur de prendre la parole, au nom des Notables Bayangam du Moungo, devant cette tribune de l’esplanade du Foyer Bayangam de Nkongsamba à  l’occasion de la Visite Culturelle de Sa Majesté POUOKAM II, Roi de Bayangam, pour l’installation de son représentant dans notre vaste localité.

Cette visite si attendue, se situe 13 années après la sortie du LAKAM de Sa Majesté, le 12 juin 2001, Précédant ainsi celle qu’avait effectuée son feu père, Sa Majesté  POUOKAM I en Visite de travail à Nkongsamba le 25 septembre 1988 pour la collette des fonds destinés à la construction du collège SAINT CHRISTOPHE aujourd’hui devenu Lycée Technique de Bayangam.

Dans le cadre du développement du Groupement Bayagam, Nkongsamba a été et reste le Chef d’antenne du Moungo, c’est pourquoi, nous nous félicitons des appuis multiformes des arrondissements de :

Mbanga, Souza, Penja, Loum, Manjo, Ndoungué, Njombé, et

Mélong, qui avec les Notables, leurs ressortissants ont bien voulu préparer comme un seul Homme notre Ville pour réserver un bon accueil à Sa Majesté ici présent.

 

En 1992, les notables du Moungo ainsi que ceux du Sud-Ouest ont participé à la construction du CES de Bayangam devenu aujourd’hui Lycée Classique de Bayangam, cette indication étant tout simplement énonciatif, bref la population du Moungo est toujours prête à apporter son concours pour la réalisation de toute œuvre susceptible de développer notre Groupement sur toutes formes pour qu’ensemble avec d’autres camerounais nous arrivions à l’émergence en 2035.

C’est ainsi qu’elles ont auparavant participé à la mise en place des œuvres suivantes à Bayanganm :

Construction  du COLLEGE ST CRISTOPHE,

Construction du Lycée Classique de Bayangam,

Construction de la Sous-préfecture de Bayangam

Electrification de la Chefferie Bayangam,

Pour ne citer que ceux-là

            Le 11 Juin 2001, une délégation de Nkongsamba avait rendu visite à Sa Majesté POUKAM II lors son séjour au LAKAM afin de lui témoigner son attachement et sa déférence  avant sa sortie le 12 Juin de ce haut lieu sacré.         

            En ce jour du 30 mars 2014, des 126 vaillant fils de Bayangam de Nkongsamba qui avaient en 1977, participé à la pose de la première pierre pour d’édification de notre Foyer socioculturel qui recevra tout à heure une Visite guidée  de notre Roi, il n’en reste plus qu’une vingtaine, forte illustration du fait qu’il faudrait préparer la jeunesse à la relève dès cet instant.

L’Homme passe, Le monde reste. C’est pour cela que chaque personne appelée à accomplir un devoir doit continuer à le faire, en dépit de toute difficulté, car tout dans la vie est soumis à des devoirs et y être fidèle conduit à l’honneur, le négligé conduit à la honte.  Sa Majesté ici présent ne dit-il pas habituellement dans notre belle langue maternelle «PEU FANG NGOUN FANG».

            Les ressortissants  Bayangam du Moungo remercient sincèrement Sa Majesté POUOKAM II d’avoir accepté leurs invitations de se rendre personnellement à Nkongsamba, chef-lieu du Département du Moungo et restent à l’écoute de ses sages conseils qui leur permettront de prendre conscience du  nouveau départ de cette grande Communauté, un départ que nous voulons historique, socle d’un développement durable. Label de pointage qui nous permettra de regarder dans la même direction, je veux dire la bonne direction.

            Pour, terminer, nous souhaitons bon séjour à notre Roi et à sa suite, ainsi qu’à nos distingués invités et prions le Dieu tout puissant de les protéger sur le chemin retour jusqu’à leur domicile respectif. /.

           

Vive le groupement Bayangam ;

Vive Sa Majesté POUOKAM II, ROI DES BAYANGAM,

Vive le Département du Moungo

Discours lu par Mr FOHM TAFFO Joseph

Notable Bayangam, Ancien Chef de la Communauté

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 19:08

Il a été conduit immédiatement à la prison centrale de Yaoundé ce 31 mars 2014.

 

Il était pourtant encore en fonction. Et ne pouvait pas imaginer un seul instant que la grosse machine judiciaire pouvait louis bapes bapesl’écraser de la sorte.Le Ministre des Enseignements Secondaires,Louis Bapes Bapes(notre photo) est actuellement incarcéré à la prison centrale de Kodengui à Yaoundé. Il a été accusé par le Tribunal Criminel Spécial(TCS) de détournement de deniers publics.

 

Convoqué ce matin au TCS, une source indique que le sort du Ministre a été scellé lorsque son chauffeur a été prié de repartir. Sans son patron. Le Ministre Bapes Bapes n’a donc plus eu le temps d’aller dire « au revoir »à ses collaborateurs et a immédiatement été conduit à la prison centrale de Yaoundé. L’information qui circulait déjà un peu partout dans la capitale a été confirmée au journal de 17h de la CRTV, la Radio nationale du Cameroun, ce lundi 31 mars 2014. Actuellement le Ministère des Enseignements Secondaires est sans « Patron ».Ce qui pousse les camerounais à évoquer de plus en plus l’imminence d’un remaniement ministériel dans les prochaines heures. Dans les rues de Yaoundé, c’est l’information qui anime les débats et commentaires. Tout le monde est actuellement branché sur la Radio nationale qui peut annoncer à tout moment, d’importants textes du Chefs du Chef de l’Etat, notamment le réaménagement de son gouvernement. On attend.

EPN.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 17:14

Voici ce que le Réseau Dynamique Citoyenne a décrié et exigé le 22 mars 2014 au cours de la journée internationale de l’eau.

La journée Internationale de l’Eau s’est célébrée le 22 mars 2014 sous fond de revendications au Cameroun. En effet Dynamique Citoyenne, Réseau de suivi indépendant des politiques publiques et des stratégies de coopération, constitué de plus de 200 Organisations de la Société Civile Camerounaise, n’a pas voulu rater cette occasion pour interpeller à nouveau le gouvernement sur la situation persistante de pénurie d’eau à Yaoundé la capitale, et dans d’autres métropoles du pays.

photo-journee-mondiale-eau.JPGDans la Déclaration lue par Ernest Yene, Représentant de Jean-Marc Bikoko Point focal de Dynamique Citoyenne, le Réseau dénonce le faible niveau d’accès à l’eau potable sur l’étendue du territoire, qui de l’aveu des autorités demeure inferieure à 50% au Cameroun ; l’exclusion des zones rurales des efforts en matière de fourniture en eau courante. En effet les 13000 villages du Cameroun à qui était promis un point d’eau pour 300 à 500 habitants il ya 10 ans exactement sont toujours en grande majorité presque à sec ;La récurrence des coupures et la permanence des pénuries qui entrainent une augmentation du coût de l’eau disponible et ainsi impactent les budgets des ménages tout en les encourageant à réduire d’autant plus leur consommation ;La déstabilisation des familles contraintes soit de parcourir des kilomètres soit alors obligées de se lever tôt à des heures tardives de la nuit ou alors pour s’approvisionner et se constituer de réseau en eau. Dynamique citoyenne déplore ainsi l’absence quasi-totale des inspections de l’eau des quartiers et villages.

Les Exigences de la Société Civile.

Les Organisations de la Société Civile demandent au gouvernement de cesser de promettre mais d’agir véritablement pour l’amélioration des infrastructures hydrauliques aussi bien en zone rurale qu’en zone urbaine ; d’élaborer un calendrier précis de mise en œuvre des politiques publiques relativement à la disponibilité et à l’accès des populations à l’eau potable et de mettre en place une véritable coordination entre les différentes entités (Les Ministères, les services déconcentrés de l’Etat, les Sociétés d’Etat les Institutions, les entreprises privées, les Organisations de la Société Civile…) qui travaillent sur les problématiques d’accès à l’eau potable. Dynamique Citoyenne exige aussi au gouvernement de promouvoir l’égalité femme-homme en matière d’accès à l’eau potable par une règlementation claire dans les programmes et dans les affectations budgétaires assorties de critères de redevabilité.

Il faut noter que le Réseau Dynamique Citoyenne, a, à l’occasion de cette célébration, organisé toute une semaine d’activités du 19 au 23 mars 2014 ayant pour thème « L’eau c’est la vie ! Donnez-nous de l’eau ».Au programme, la projection du film « Eau au Cameroun, le cri des populations » suivie des débats, et l’organisation d’une longue file d’attente d’eau(photo ci-dessus) suivie d’une rencontre avec la presse au lieu dit Photo Jeunesse à Yaoundé.

L’objectif de cette semaine d’activités était de sensibiliser et interpeller les décideurs à se pencher sur cette situation de pénurie d’eau de plus en plus alarmante, mais aussi de mobiliser les populations sur la revendication de leurs droits et devoirs d’interpellation des pouvoirs publics.

Ericien Pascal Nguiamba

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 10:12

C’est depuis le début de janvier 2013 que la confirmation de sa désignation comme représentant du Chef du Groupement Bayangam à Nkongsamba est connu. Il sera assisté dans cette lourde mission historique par M. NAINKAM Ebénezer et CHOUACHEU Jacob II. Nous l’avons rencontré et il nous livre ses impressions ainsi que son plan de travail.

fotso-jean-paul.JPG

Scores 2000 : Comment avez-vous apprécié votre désignation comme représentant du Chef Supérieur à Nkongsamba ?

FOTSO Jean-Paul : J’ai reçu cette désignation avec beaucoup de calme et un sentiment de choix partagé. Vous savez que de nombreuses consultations avaient été faites sur ce sujet, nous étions vraiment embarrassés et lorsque le choix s’est porté sur moi, j’ai accepté de tout cœur.

 

La Communauté Bayangam attend beaucoup de ce nouveau départ, pensez-vous avoir les moyens d’une représentation efficace et utile pour le bien de tous ?

Il faut reconnaitre que le Chef Supérieur a associé à ma modeste personne deux adjoints, en plus de cela, il y a un Comité de Gestion des Affaires Administratives et Financières conduit par M. NGUENSU Samuel, les chefs des neuf quartiers, sans oublier que dans chaque arrondissement, nous avons des responsables. Je pense que c’est un travail d’équipe que nous allons faire. Je suis disposé à écouter les conseils et les avis des membres de notre très grande communauté.

 

Dans quelques jours, Sa Majesté POUOKAM II sera personnellement à Nkongsamba pour votre installation, qu’est-ce que cela vous inspire ?

Je suis très heureux de savoir que notre guide vient personnellement à Nkongsamba pour cette cérémonie d'installation, cela va faire plus de 20 ans que nous n’avons pas vu un tel déploiement à Nkongsamba. Personnellement, je voudrais exprimer toute ma gratitude à notre Chef Supérieur qui a énormément pesé pour que les travaux avancent. Sa Majesté POUOKAM II depuis 13 mois a les oreilles attentives sur Nkongsamba. Dans la tradition bamiléké, lorsque le Chef assisté des notables prend une telle décision, cela relève d’une grande volonté. Nous attendons plus de 1000 (mille) invités le 30 mars 2014 à Nkongsamba. Nous avons créé un Comité d'Organisation présidé par le proviseur KOM Pierre et des commissions spécifiques. Dans l'optique de la maîtrise des différentes articulations, les commissions de l’accueil, du protocole et de la sécurité, du marketing et de la communication doivent persévérer dans un état d'alerte et vigilance maximale. Les participants et autres invités viendront du grand Moungo, de Yaoundé, de Douala, d’Ebolowa, de Dschang, de Bafoussam et même de l’étranger. J’annonce que nous avons confié à la commission de Communication et du Marketing l’organisation d’une grande soirée culturelle le 28 mars 2014 à partir de 17heures , elle va servir de reflet à ce que nous voulons mettre sur pied pour la pérennisation de notre culture à Nkongsamba et ainsi contribuer au développement durable de cette contrée accueillante où les ressortissants de l’Ouest par devant l’indépendance du Cameroun pesaient sur l’économie. Je compte énormément sur notre point focal en communication et particulièrement sur l'enseignant de classe exceptionnelle OUEMEGNE Victor, président du jury de l’ «excellence culturelle Bayangam 2014 » pour garantir les critères d’éthique et de durabilité.

 

Faisant allusion à la grande volonté du Chef et des notables sur le choix porté sur vous, voulez-vous parlez des choses visibles et invisibles ?

Oui, comme vous les journalistes vous êtes curieux, … des choses visibles et invisibles.

 

Que comptez-vous faire pour améliorer ce qui a été fait jusqu’ici dans la conduite des Bayangam du Moungo en général et de Nkongsamba en particulier ?

fotso jean paul au travailC’est d’abord à Nkongsamba que le travail va commencer par une plate forme de réconciliation des ressortissants Bayangam et ensuite, nous travaillerons pour que tous, nous regardions dans la bonne direction, celle du développement. Mettre les jeunes au travail pour envisager que dans quelques années, lorsque nous autres seront fatigués, qu’ils assurent bien la relève, faire appliquer le plan d’action 2014 que nous avons adopté en assemblée générale mixte. Par la suite, si les choses marchent bien, nous allons nous déployer dans les arrondissements pour aider nos frères et sœurs à bien se structurer. La première observation sur l'ensemble du grand district de Nkongsamba composé de tous les 13 arrondissements montre que ceux qui ont encadré la communauté sont aujourd’hui fatigués. Il faudrait aider à faciliter le remplacement par de nouvelles énergies. Il faudrait que des bureaux de gestion fonctionnent partout, nous ne voulons plus entendre qu’un individu a disparu avec les fonds de solidarité d’un quartier ou d’un arrondissement. Je m’emploierais personnellement a informer le Chef Supérieur sur les dérives de tous ceux qui perturbent la communauté dans le Moungo si à jamais les conseils locaux n’y trouvaient pas de solution. Je demande à chaque Bayangam de commencer par participer aux réunions hebdomadaires dans les neuf quartiers. Notre communauté ne peut être forte que si les quartiers sont forts.

 

  Votre mot de fin ?

Je voudrais avant toute chose remercier les élites qui sont en train de contribuer au succès de la visite du Chef Supérieur à Nkongsamba, particulièrement l’Association des femmes Bayangam, l’honorable Sime Pierre, Souptcha Serges et M. WABO SIMO Jacques qui contribuent en énormément aux travaux de réhabilitation du Foyer Culturel, les membres du conseil de chefferie, les membres du comité d’organisation et les délégués des arrondissements qui prennent des risques tous les jours en voiture pour venir assister aux réunions préparatoires. Nous restons ouverts aux propositions et comptons sur nos enfants, élites intérieures et extérieures pour leurs contributions multiformes. Je voudrais vraiment bénéficier de l’assistance de Mrs NGUENSU SAMUEL, CHATUENG YONING Philemon, NINKOUO Philipe et SIAKA Engelbert du Comité de Gestion pour que les finances de la communauté soient saines.

Propos recueillis par Sylvan Timamo et Anna Larches

Contact Rédaction : +237 78894092 / +237 33491821 / +237 99451920 - email: scores2000@hotmail.com

 

Programme des activités 2014 de la Communauté Bayangam  de Nkongsamba

Est laborée par le bureau de la Communauté une fourchette d’actions à réaliser en 2014 adoptée par l’assemblée générale mixte  du 01 décembre 2012.

-         - Mise sur pied d’un système d’assistance en cas de malheur à compter du 15 février 2014 ;

-         - Visite officielle de Sa Majesté le Chef Supérieur à Nkongsamba et dans ce cas, nos frères et sœurs des autres arrondissements du Moungo devront être associés aux groupes de travail. Nous informerons régulièrement nos frères du Koung-Ki (Bandjoun-Batoufam-Bandrefam) ;

-         - Production en quantité suffisante de la tenue des Bayangam (demander une nouvelle série à CICAM) ;

-         - Sécurisation des fonds de roulement de la Communauté ;

-         - Augmentation de nos équipements générateurs de revenus (bâches, chaises, assiettes, marmites, plaques pour le service traiteur, attributs pour les cérémonies, bibliothèque, fanfares, etc...). Pour le suivi de ces actions, un comité de travail élargi aux jeunes des quartiers sera constitué et mis sous l’autorité du Président du Comité de gestion M. NGUENSU Samuel avant fin mars 2014.

-         - Création d’un site web : lieu de rencontre, d’échange culturel et de promotion des activités de tous les ressortissants Bayangam nés ou ayant séjourné pendant longtemps dans le Moungo.

-         N.B. : Les éléments du programme des activités 2014 qui ne seront pas exécutés seront reconduits dans les programmes 2015 et 2016.

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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".
  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000. Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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