Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 13:47

2012 est là : 2012, l’année du renouvellement des organes de base du RDPC, 2012 l’année des élections municipales, législatives et probablement sénatoriales. Du coup, tous les potentiels candidats, sortants surtout, sont pris de fièvre car l’heure du bilan a sonné. Le bilan, une équation qui devient un casse tête chinois pour ceux qui ont dormi sur leurs lauriers en  pensant  que cinq ans ne passeraient  pas si vite.
njiki epara Et parce que l’on veut absolument présenter un bilan, on en arrive à faire des amalgames impardonnables qui ont pour conséquence de faire douter du sérieux de l’élu. Et lorsque ce sont des journaux qui se prêtent au jeu de l’amalgame et de la confusion on atteint le comble du ridicule.
Ces dernières  semaines dans le Moungo, tant dans  des rencontres politiques que dans des médias, des élus et ou leurs communicateurs( ?) font un amalgame criard entre les réalisations issues du budget d’investissement public  (BIP), des transferts des compétences et leurs réalisations propres. Et pourtant, l’on attend par exemple d’un Maire ou d’un député qu’il dise, qu’il a construit  un ponceau, une salle de classe, un marché, une gare routière, des toilettes publiques, réhabilité les pistes, etc.
On attend  de l’élu local qu’il présente des actions qui impactent positivement sur le quotidien de ses mandants. Si le Maire Jacques Antoine NGOLE de Penja peut revendiquer la construction du marché de fruits de Njombé ou le CETIC communal, cela  serait légitime; que le Maire TCHAMBA revendique l’hôtel de ville de Baré, l’eau potable apportée aux populations ou la route qui relie Ebouh au Lycée de Baré, c’est légitime. Mais qu’un Maire revendique les paquets  minimums remis aux écoles publiques, les appareillages remis aux personnes handicapées, des routes réhabilitées ou construites par le Ministère de l’habitat et du développement urbain, etc., est problématique et même usurpatoire. Dans un passé pas très lointain, l’autorité administrative a dû  reprendre vertement un conseiller municipal d’une commune de Nkongsamba qui  reprenait pour le compte de sa commune, la réhabilitation des axes de la voirie de Nkongsamba. Ce cas flagrant de récupération peut être classé dans le registre de la malhonnêteté politique.
Lorsqu’un SIME Pierre parle avec fierté de  ses réalisations nombreuses, lorsqu'un MPACKO KOTTO Jean Claude ou un Jean Baptiste MBAPTE parlent de leurs actions plurielles, certains de leurs collègues passent le temps à égrener les réalisations du BIP,  semant ainsi la confusion dans les esprits des populations qui en viennent à penser que le gouvernement ne fait rien pour elles.
L’autre amalgame que font certains responsables politiques c’est celui de  mettre dans le même sac, leurs actions ( ?) politiques et leurs actions de Maire et député. Ce cas de figure est notoire chez les élus locaux qui assument aussi une charge politique dans leur circonscription. Et pourtant, dans leurs propres intérêts, ils gagneraient à créer un distingo entre ce qu’ils ont fait comme député, Maire et ce qu’ils ont fait comme Présidents de comité de base, de sous-section ou de section.
D’autre part, les hommes politiques du Moungo, leurs porte-paroles  ou communicateurs, gagneraient à) faire le tri avant de servir des actions à revendiquer aux populations. En effet, des maisons de parti rénovées comme celles de Nkongsamba et Mbanga, sont des actions politiques réelles et légitimes à revendiquer. Mais, une installation essentiellement temporelle, en matériaux provisoires qui grève les masses d’argent qu’on sert au public Comme élément d’un bilan politique est à la limite insultant pour ces électeurs qui manquent de l’eau potable, des ponceaux, de l’éclairage public, etc. Et lorsque les médias sont mis à contribution pour créer ce genre de confusion, l’on en perd sa conscience et son honneur.
Ceci est un appel que les uns et les autres qui détiennent une parcelle de mandat devraient cerner avec humilité. Pendant que de élus exemplaires tels que l’honorable SIME Pierre, les Maires Louis Henri NGANTCHA, TCHAMBA Martin, Jean Blaise DJOUOKOU,…, les députés MBAPTE Jean baptiste, MPACKO KOTTO Jean Claude,…, se tuent à la tâche pour apporter quelques solutions réelles aux préoccupations des populations, les autres prennent du bon temps et lorsque l’heure du bilan sonne, ils créent l’amalgame... Et NJIKI EPARA Moïse, l'éternel chargé de mission permanent dans tout ça?

Suite à une reflexion de Titan Yonkeu, Le Vigile Républicain

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Par Sylvain Timamo - Communauté : LA COMMUNAUTE DE TOUS
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  • Sylvain Timamo est journaliste camerounais et depuis quelques années,il est éditeur du journal Scores 2000 (1997). Propriétaire du Magazine International Culturel et Touristique "Le Chasseur".

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