Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 14:52

Il y a quelques semaines seulement, M. MBEUH SA’A GONG Fengyep René était aux côtés des prisonniers de la prinson principale de Nkongsamba à l’occasion de la cérémonie de clôture du tournoi de football qu’il organise depuis plus de 10 ans et l’arbre de noël.

Fengyep-Rene-prison2.jpgD’entrée de jeux, le régisseur TALLA Ariste après vérification de l’identité des visiteurs a fait prendre place dans la cour secondaire de la prison. Dans son mot de bienvenue, il a remercié Monsieur « FERE » pour sons assistance et l’espoir qu’il donne aux détenus de cette prison parce que séjourner en prison ne signifie pas la fin de la vie. La prison étant un lieu de rééducation avant réinsertion sociale des individus. 

Par la suite, on a assisté à la finale de football qui a opposé l’équipe FERE HOTEL à PMUC FC, un match entre deux cellules du milieu remporté par FERE HOTEL ce jour historique, 05 février 2012. A suivi une prestation des artistes musiciens et comédiens conduits par MASSA YAKOP.  A la fin de cette phase, le mécène a offert 500 repas, 01 téléviseur neuf, 200 000 FCFA de primes en espèce, 75 chemises et 75 pantalons pour lutter contre le froid aux plus démunis.

Il a dit que ce n’est pas venir rendre visite au prisonnier ou prévenu qui importe, il vient juste voir le prisonnier, celui qui a perdu sa liberté pour lui faire comprendre qu’on peu gagner sa vie en faisant des petits métiers, en étant endurant au travail et persévérant. Il était accompagné de M. MBELLA MBOLLE Félix et Mme TANKOUA Véronique qui pour lui sont des exemples à suivre, en terme d'entreprenariat et de persévérance dans la vie.

Richard Mboma (Correspondance paticulière)

Entretien avec FENGYEP René à la fin de la cérémonie

« Je suis candidat à Mairie de Nkongsamba 2ème »

Scores 2000 : Après les autres actions en faveurs des populations de Nkongsamba, vous voici une fois de plus à la prison de Nkongsamba. Quel sentiment vous anime ?

Fengyep-Rene-Prison1.jpgM. Fengyep René : Le sentiment du devoir accomplit. J’ai décidé il y a quelques années, sans arrière pensée de venir en aide aux prisonniers parce que dans l’exercice de sa fonction d’homme, on peut se retrouver partout, même contre les efforts que nous déployons pour être excellent.

Scores 2000 : Aujourd’hui, quelle signification donner vous à toutes vos actions qui se multiplient à Nkongsamba ?

Mon souci était juste de partager le fruit de mes succès avec les populations de Nkongsamba. Vous avez constaté que j’ai réhabilité des églises, des routes, aidé les jeunes du secteur informel. Et alors que nous étions en travaux à Nkongsamba 2ème, des femmes et des jeunes sont venus spontanément me demander de poser ma candidature au poste de Maire. C’est une chose que j’ai toujours refusé, mais devant l’insistance de tous, même des fonctionnaires de l’administration, j’ai accepté. Je suis candidat à la Mairie de Nkongsamba 2ème .

Scores 2000 : Aurez-vous les moyens de ces nouvelles ambitions ?

Chaque fois que j’entreprends une nouvelle affaire, je mets l’échec avant la réussite. Il faut savoir que je ne ferai pas cela pour moi. Je me prononce comme le candidat du peuple. Si les gens de Nkongsamba manquent de conscience, ce ne sera pas un problème pour moi, si j’échoue, ce sera tout Nkongsamba deuxième qui aurait échoué. J’ai avec moi des gens qui aujourd’hui font la fierté de Nkongsamba comme FOUENANG Christophe, MBELLA MBOLLE Félix et bien d’autres. Si les politiciens veulent qu’on fasse des choses concrètes, développer véritablement Nkongsamba, ils doivent venir autour de nous pour préparer une nouvelle vision.

Propos recueillis par Sylvain  Timamo

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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 13:53
C’est la place de la chefferie supérieure de Mbouroukou qui a servi de cadre à la cérémonie baptisée « arbre de noël » le Dimanche 22 Janvier 2012. En effet, le Président National du CODEMBO Richard PENDA KEBA et l’ensemble de son bureau exécutif, ont tenu  à opérationnaliser une des recommandations de leur feuille de route, arrêtée à la convention du mois d’Avril 2011 dans le village Essekou.
chef melong Au cours de cette cérémonie très courue, présidée par le Préfet du Moungo que représentait le Sous-préfet de Mélong, M. ASSIGA, en présence de l’ajointe au Maire Madame PANDONG, du chef supérieur du canton Mbô, Frédérique Augustin PANDONG, de l’ensemble des trente quatre chefs de villages du canton, des écoliers, des étudiants, et d’une foule nombreuse, que le CODEMBO a présenté ses vœux aux écoles maternelles, à travers de nombreux cadeaux en vue de soutenir la formation des enfants des écoles maternelles de Kah Mbouango et de Mbouroukou. C’est ainsi que une quarantaine d’enfants de l’école maternelle de Kah Mbouango  et un peu plus de quatre vingt petits enfants de l’école maternelle de Mbouroukou ont reçu de nombreux cadeaux. À côté des enfants des deux écoles maternelles, l’école Publique des Monts où sont essentiellement scolarisés les enfants Bororos, a bénéficié d’une dotation en livres, d’autres matériels didactiques pour soutenir la bibliothèque scolaire et a bénéficié d’un financement de deux cent mille francs destinés à apurer les arriérés de salaires des maîtres des parents. Bien plus le CODEMBO a offert une quarantaine de bourses universitaires d’une valeur globale de six cent mille francs  aux meilleurs bacheliers de tout le canton.
Cerise sur le gâteau pour davantage rendre festive cette cérémonie de présentation des vœux, le CODEMBO a offert cinq cent mille francs pour soutenir les travaux de construction du temple EEC de Mbouroukou, cinquante et cent mille francs respectivement aux écoles maternelles de Kah Mbouango et Mbouroukou et a offert une somme de cinq cent mille francs en soutien à la chefferie supérieure du canton Mbô en plus d’un superbe repas Initiatique destiné aux trente quatre chefs des villages du canton.
Agrémentée par les mélodies servies par les chorales des villages et par les artistes de renom tels que TALLA André Marie , MISSE NGOH François, la cérémonie d’arbre de noël organisée par le CODEMBO a été un véritable succès qui n’a pas laissé indifférent le représentant du Préfet : le Sous-préfet ASSIGA dira sa satisfaction vis-à-vis du CODEMBO, de ses responsables et des élites du canton Mbô pour « cette initiative de solidarité agissante qui contribue au développement de l’Arrondissement de Mélong… ». Le représentant du Préfet assurera les responsables du CODEMBO du soutien total de l’autorité locale et départementale dans la poursuite de ces actions de développement.  Titan YONKEU, Le Vigile Républicain

Le CODEMBO, un outil d’utilité publique !

Crée en 2003, le comité de développement du canton Mbô (CODEMBO) confirme chaque jour qui passe, tout le bien qu’on pense de lui. A une période où les pouvoirs publics mettent un accent sur la transformation des grandes ambitions en grandes réalisations et grandes réussites, le CODEMBO s’affirme comme une entité qui a depuis le premier jour de sa création, orienté ses activités vers le développement durable. En effet, le CODEMBO, au contraire d’autres regroupements qui prônent le repli identitaire et le positionnement politique,  sous l’impulsion de son Président National, PENDA KEBA Richard, travaille dans l’épanouissement socioculturel du canton Mbô et de ses habitants. Au CODEMBO, la voie est à la promotion des valeurs culturelles, à la valorisation des éléments constitutifs d’une élite sociale capable de booster le développement du  canton Mbô. C’est dans cette perspective que le bureau exécutif National du CODEMBO a mis un accent sur la construction, la restauration, l’équipement,…, des structures à caractère socioéducative telles que les centres de santé, les mutuelles de santé, d’économie, les établissements scolaires etc. le CODEMBO pour les 34 villages du canton Mbô est un véritable instrument d’utilité publique qui tout en promouvant la préservation des us et coutumes du canton Mbô, favorise l’accueil et l’intégration des peuples venus d’autres contrées du pays à l’instar de la plus jeune arrivée et désormais très intégrée communauté Bororo.
Le CODEMBO qui peut revendiquer et être fier de son bilan, sept ans après, a des arguments pour parler au nom du canton. Comme l’atteste la devise du CODEMBO, « les actes parlent mieux ». Une devise qui illustre concrètement le leitmotiv du Préfet du Moungo, Justin MVONDO, qui n’a de cesse d’inviter les acteurs sociaux du Moungo à passer des « déclarations d’intentions à la matérialisation des actions ». En d’autres termes, il appelle au pragmatisme et cet appel le CODEMBO l’avait anticipé bien avant.
Ils sont nombreux les actes forts, visibles et concrets du CODEMBO, un cercle où tous les membres sont égaux, où tous les apports sont capitalisés car c’est en mutualisant les forces qu’on arrive à faire de grandes choses. Du coup, pour ce qu’il fait, le CODEMBO mérite d’être soutenu tant par les partenaires nationaux que étrangers mais davantage par les pouvoirs publics. Bien plus, le CODEMBO  mérite, au vu de son bilan pertinent, d’être classé au rang d’ « outil d’utilité publique ». Ce ne serait pas usurpé !
Titan YONKEU

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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 13:47

2012 est là : 2012, l’année du renouvellement des organes de base du RDPC, 2012 l’année des élections municipales, législatives et probablement sénatoriales. Du coup, tous les potentiels candidats, sortants surtout, sont pris de fièvre car l’heure du bilan a sonné. Le bilan, une équation qui devient un casse tête chinois pour ceux qui ont dormi sur leurs lauriers en  pensant  que cinq ans ne passeraient  pas si vite.
njiki epara Et parce que l’on veut absolument présenter un bilan, on en arrive à faire des amalgames impardonnables qui ont pour conséquence de faire douter du sérieux de l’élu. Et lorsque ce sont des journaux qui se prêtent au jeu de l’amalgame et de la confusion on atteint le comble du ridicule.
Ces dernières  semaines dans le Moungo, tant dans  des rencontres politiques que dans des médias, des élus et ou leurs communicateurs( ?) font un amalgame criard entre les réalisations issues du budget d’investissement public  (BIP), des transferts des compétences et leurs réalisations propres. Et pourtant, l’on attend par exemple d’un Maire ou d’un député qu’il dise, qu’il a construit  un ponceau, une salle de classe, un marché, une gare routière, des toilettes publiques, réhabilité les pistes, etc.
On attend  de l’élu local qu’il présente des actions qui impactent positivement sur le quotidien de ses mandants. Si le Maire Jacques Antoine NGOLE de Penja peut revendiquer la construction du marché de fruits de Njombé ou le CETIC communal, cela  serait légitime; que le Maire TCHAMBA revendique l’hôtel de ville de Baré, l’eau potable apportée aux populations ou la route qui relie Ebouh au Lycée de Baré, c’est légitime. Mais qu’un Maire revendique les paquets  minimums remis aux écoles publiques, les appareillages remis aux personnes handicapées, des routes réhabilitées ou construites par le Ministère de l’habitat et du développement urbain, etc., est problématique et même usurpatoire. Dans un passé pas très lointain, l’autorité administrative a dû  reprendre vertement un conseiller municipal d’une commune de Nkongsamba qui  reprenait pour le compte de sa commune, la réhabilitation des axes de la voirie de Nkongsamba. Ce cas flagrant de récupération peut être classé dans le registre de la malhonnêteté politique.
Lorsqu’un SIME Pierre parle avec fierté de  ses réalisations nombreuses, lorsqu'un MPACKO KOTTO Jean Claude ou un Jean Baptiste MBAPTE parlent de leurs actions plurielles, certains de leurs collègues passent le temps à égrener les réalisations du BIP,  semant ainsi la confusion dans les esprits des populations qui en viennent à penser que le gouvernement ne fait rien pour elles.
L’autre amalgame que font certains responsables politiques c’est celui de  mettre dans le même sac, leurs actions ( ?) politiques et leurs actions de Maire et député. Ce cas de figure est notoire chez les élus locaux qui assument aussi une charge politique dans leur circonscription. Et pourtant, dans leurs propres intérêts, ils gagneraient à créer un distingo entre ce qu’ils ont fait comme député, Maire et ce qu’ils ont fait comme Présidents de comité de base, de sous-section ou de section.
D’autre part, les hommes politiques du Moungo, leurs porte-paroles  ou communicateurs, gagneraient à) faire le tri avant de servir des actions à revendiquer aux populations. En effet, des maisons de parti rénovées comme celles de Nkongsamba et Mbanga, sont des actions politiques réelles et légitimes à revendiquer. Mais, une installation essentiellement temporelle, en matériaux provisoires qui grève les masses d’argent qu’on sert au public Comme élément d’un bilan politique est à la limite insultant pour ces électeurs qui manquent de l’eau potable, des ponceaux, de l’éclairage public, etc. Et lorsque les médias sont mis à contribution pour créer ce genre de confusion, l’on en perd sa conscience et son honneur.
Ceci est un appel que les uns et les autres qui détiennent une parcelle de mandat devraient cerner avec humilité. Pendant que de élus exemplaires tels que l’honorable SIME Pierre, les Maires Louis Henri NGANTCHA, TCHAMBA Martin, Jean Blaise DJOUOKOU,…, les députés MBAPTE Jean baptiste, MPACKO KOTTO Jean Claude,…, se tuent à la tâche pour apporter quelques solutions réelles aux préoccupations des populations, les autres prennent du bon temps et lorsque l’heure du bilan sonne, ils créent l’amalgame... Et NJIKI EPARA Moïse, l'éternel chargé de mission permanent dans tout ça?

Suite à une reflexion de Titan Yonkeu, Le Vigile Républicain

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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 11:28

La Syrie, le Bahreïn et le Yémen n’ont jamais été aussi mal classés

"Les changements ont été nombreux dans la dixième édition du classement de la liberté de la presse. Changements qui reflètent une actualité incroyablement riche, notamment dans le monde arabe. De nombreux médias ont payé cher la couverture des aspirations démocratiques ou des mouvements d’opposition. Le contrôle de l’information reste un enjeu de pouvoir et de survie pour les régimes totalitaires et répressifs. 2011 illustre également le rôle prépondérant joué par les net-citoyens pour la production et la diffusion de l’information », a déclaré Reporters sans frontières, à l’occasion de la publication de son classement mondial de la liberté de la presse, le 25 janvier 2012.

Nguessong-Phiippe-assepm1.jpg"‘Répression’ a été le mot de l’année écoulée. Jamais la liberté d’information n’a été autant associée à la démocratie, jamais le travail de journaliste n’a autant gêné les ennemis des libertés. Jamais les actes de censure et les atteintes à l’intégrité physique des journalistes ne semblent avoir été si nombreux. L’équation est simple : l’absence ou la suppression de libertés publiques entraînent mécaniquement celle de la presse. Les dictatures craignent et interdisent l’information, surtout quand elle peut les fragiliser."

"Le trio infernal – composé de l’Érythrée, du Turkménistan et de la Corée du Nord, dictatures absolues où n’existe aucune liberté publique – occupe sans surprise la fin du classement. Il est talonné cette année par la Syrie, l’Iran et la Chine, trois pays qui semblent avoir perdu contact avec la réalité, aspirés qu’ils sont dans une folle spirale de terreur ; mais également le Nguessong-Philippe-assepm2.jpgBahreïn, le Viêt-nam, régimes d’oppression par excellence. D’autres pays, comme l’Ouganda et le Bélarus se sont également enfoncés davantage dans la répression."

"Le classement 2011-2012 voit toujours en tête le même socle de pays – Finlande, Norvège, Pays-Bas, etc. – respectueux des libertés fondamentales, nous rappelant à la fois que l’indépendance de la presse ne peut être préservée que dans les démocraties fortes et que la démocratie se nourrit de la liberté de la presse. Il est à noter l’entrée du Cap-Vert et de la Namibie dans les vingt pays les mieux classés, deux pays africains où aucune entrave au travail des journalistes n’a été recensée en 2011", a ajouté Reporters sans frontières.

Les mouvements de contestation

Le monde arabe a été moteur de l’histoire en 2011 avec un bilan pour l’instant contrasté des évolutions politiques. Aux antipodes, la Tunisie et le Bahreïn. La Tunisie (134e) progresse de 30 places et accouche dans la douleur d’un régime démocratique qui ne donne pas encore une place entière à une presse libre et indépendante. Le Bahreïn (173e) perd 29 places en raison de l’implacable répression des mouvements démocratiques, des procès en série des défenseurs des droits de l’homme, du verrouillage de tout espace de liberté. Si la Libye (154e) a tourné la page de l’ère Kadhafi, le Yémen, en proie à des violences entre l’opposition et les partisans du président Ali Abdallah Saleh, stagne en 171e position. Ces deux pays présentent un futur incertain ; la question de la place accordée à la presse y reste en suspens. Tout comme en Égypte qui perd 39 places (166e) et où les espoirs des démocrates ont été déçus par le Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis février 2011, qui n’a pas mis fin aux pratiques en vigueur sous la dictature d’Hosni Moubarak. Le pays a par ailleurs connu trois épisodes – en février, novembre et décembre – d’une rare violence à l’égard des journalistes.

Déjà très mal classée en 2010, la Syrie s’enfonce un peu plus dans le classement (176e) : censure absolue, surveillance généralisée, violences aveugles et manipulations du régime ont rendu impossible le travail des journalistes.

Dans d’autres régions du monde, certains mouvements démocratiques ont cherché à s’inspirer de l’exemple arabe mais se sont heurtés à une répression féroce. Le Viêt- nam (172e) a multiplié les arrestations. Le régime chinois (174e), rendu fébrile par des contestations régionales ou locales, par l’impatience de la population face à certains scandales et injustices, a renforcé son système de contrôle de l’information, multiplié les détentions extrajudiciaires, durci la censure du Net. Violences, menaces et interpellations ont explosé en Azerbaïdjan (162e), où le régime autocratique d’Ilham Aliev n’a pas hésité à jeter des net-citoyens en prison, à faire enlever des journalistes d’opposition et à se fermer aux médias étrangers pour imposer le black-out sur la contestation.

L’Ouganda (139e), sous la houlette de son Président, Yoweri Museveni, a lancé une vague de répression sans précédent contre les mouvements d’opposition et la presse indépendante suite aux élections de février 2011. De même, le Chili (80e) perd 47 places en raison des nombreuses atteintes à la liberté d’informer, très souvent commises par les forces de l’ordre, constatées dans le contexte des protestations étudiantes. Les États-Unis (47e) doivent également leur chute (-27 places) aux nombreuses arrestations de journalistes couvrant les cortèges d’Occupy Wall Street.

Plusieurs pays européens décrochent du reste du continent

Le classement accentue le décrochage de certains pays européens avec le reste du continent. La répression de la contestation à la réélection du président Loukachenko vaut au Bélarus de perdre 14 places (168e). À l’heure où elle s’affiche comme un modèle régional, la Turquie (148e, -10 places) opère un grand retour en arrière. Loin des réformes promises, la justice a lancé des rafles de journalistes d’une ampleur inédite depuis le régime militaire.

Au sein de l’Union européenne, le classement traduit une certaine stagnation de la situation, toujours marquée par une coupure nette entre les pays traditionnellement bien notés (Finlande, Pays-Bas) et ceux comme la Bulgarie (80e), la Grèce (70e) et l’Italie (61e) qui ne résolvent pas leurs problèmes d’atteintes de liberté de la presse, essentiellement par absence de volonté politique en la matière. La France, elle, progresse peu, passant de la 44e à la 38e place. Tout comme l’Espagne (39e) et la Roumanie (47e). La liberté de la presse est plus que jamais un défi à relever dans la péninsule balkanique, prise entre le désir d’intégration européenne et les effets délétères de la crise économique.

La pérennisation de la violence

Plusieurs pays sont marqués par une culture de la violence à l’égard de la presse qui s’est durablement implantée. Il sera difficile d’inverser la tendance sans une lutte efficace contre l’impunité. Le Mexique et le Honduras figurent respectivement à la 149e et 135e position. Le Pakistan (151e) est pour la deuxième année consécutive le pays le plus meurtrier pour les journalistes. La Somalie (164e), en guerre depuis une vingtaine d’années, ne laisse entrevoir aucune issue à une situation de chaos où les journalistes paient un lourd tribut.

En Iran (175e), la répression et l’humiliation des journalistes ont été érigées depuis de nombreuses années en culture politique du pouvoir. Le régime se nourrit de la répression des médias. L’Irak (152e) perd 22 places et se rapproche de façon inquiétante de sa position de 2008 (158e).

Des variations notables

Le Soudan du Sud, jeune nation qui fait face à de nombreux défis, fait son entrée dans le classement à une position honorable (111e) pour cette émanation d’un des pays les plus mal classés, le Soudan (170e). La Birmanie (169e) est légèrement mieux notée que les années précédentes, suite aux changements politiques survenus ces derniers mois et qui suscitent quelques espoirs, toutefois à confirmer. Le Niger (29e) enregistre la plus grosse progression dans le classement avec 75 places gagnées grâce à une transition politique réussie.

C’est également sur le continent africain qu’on comptabilise les chutes les plus importantes : Djibouti, discrète petite dictature de la corne de l’Afrique, perd 49 places (159e). Le Malawi (146e) perd 67 places en raison de la dérive totalitaire de son Président, Bingu Wa Mutharika. Cité plus haut, l’Ouganda (139e) perd 43 places. Enfin, la Côte d’Ivoire chute de 41 places (159e) en raison du conflit entre les camps de Laurent Gbagbo et d’Alassane Ouattara qui a durement touché la presse.

En Amérique latine, une autre chute sensible concerne le Brésil (99e, -41 places), en raison d’une insécurité élevée qui s’est notamment traduite par la mort tragique de trois journalistes et blogueurs.

Source : RSF................................................................................................. Cameroun : 97ème place

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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 11:08

Cameroun, affaire du bébé volé : 48 heures à la magistrate de représenter, de remettre ou de justifier la détention d’un enfant

Vanessa Tchatchou:Camer.bePar sommation en date du mercredi 22 février 2012 de Maître Ngongang Sime Alain, Huissier de Justice à la 18eme charge près la Cour d'Appel du Centre et les Tribunaux de Yaoundé, Cameroun, dame Caroline Mejang Ndikum Ateh, Magistrat en service à Mfou (chef-lieu du département du Méfou-et-Afamba, région du Centre.) dispose de 48 heures de représenter, de remettre ou de justifier la détention d’un enfant...

Télécharger la sommation d'huissier sur www.camer.be

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